La jeune femme avait l’air surprise quand elle vit Emily. Il est vrai que Emily était…surprenante… Elle dit des choses à Tonton Sylar, pas forcément très gentilles. Mais celui-ci ne les écoutaient pas, il l’a regardait avec attention, son même sourire qu’elle ne savait pas déchiffrer, avec la même lueur d’inquiétude au fond des yeux.
‘T’en fais pas, tu sais bien que personne ne peut me faire du mal, tu le sais n’est-ce pas ? Ne t’inquiète pas trop pour moi, inquiète toi plutôt sur tes problèmes…’
Et comme à son habitude, son Sylar, l’a fit léviter, il savait comme elle aimait cela, comme elle ne ressentait plus ce vide dans sa poitrine quand elle ‘voler’. Cette impression était si douce et si belle à la fois. Et elle se mit à rire de son rire cristallin. La jeune femme semblait incrédule, elle était sûrement une de celles qui pensaient que Sylar était le grand méchant, le tueur, la personne à éviter. Elle s’approcha donc d’elle pour la détailler, elle était belle pour une personne comme cela. Il était rare que des gens normaux se laissent approcher de trop près. Il faut dire qu’Emily faisait tout pour l’éviter, elle leurs faisaient une peur effroyable en surgissant d’un tronc ou en leurs passant au travers.
Sylar lui avait souvent dit d’éviter de trop se faire remarquer, que cela pouvait mal terminer si malencontreusement son pouvoir cessait et qu’elle restait coincer quelque part. Mais c’était son seul moyen de distraction à part les énigmes de Sylar qu’il lui posait à chaque fois qu’il partait.
La dernière était facile mais imaginative :
Un homme est retrouvé nu dans un champ avec une paille à la main.
Il n’y a aucune trace autour. Comment est-il arrivé là ?
Elle lui dit alors toute excitée :
‘Je sais que ce n’est pas le moment mais l’énigme était facile :
S’il n’y a aucune trace autour, c’est qu’il est tombé du ciel…
S’il est nu, c’est qu’il s’est au préalable débarrassé de ses vêtements…
S’il a une paille à la main, c’est qu’il a joué à la « courte paille »…
Alors ?
Eh bien, la montgolfière perdant dangereusement de l’altitude, il a fallu délester…
Cela ne suffisant pas, il a fallu sacrifier un des hommes de la nacelle… ’
Puis elle se tourna vers la jeune femme et la regarda avant de lui répondre :
‘Il est le seul à me comprendre et à faire attention à moi, et je sais que je ne peux pas faire grand-chose pour lui, mais il fait attention à moi et c’est pour cela que je ne peux pardonner que vous l’insultiez et que vous disiez du mal de lui ainsi’